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Le séminaire IIRF/BID met en évidence les façons de relier la formation au marché de l’emploi
16/05/2017

Djeddah, Royaume d'Arabie Saoudite, 16 mai 2017 - Les experts et les entrepreneurs issus de start-up technologiques, d'établissements d'enseignement, de centres professionnels et d'organisations de développement ont souligné l'importance de lier la formation au marché de l'emploi pour garantir la création d'emplois et l'autonomisation économique des jeunes.

Ils ont parlé lors d'un séminaire organisé conjointement par l'Institut islamique de recherche et de formation (IIRF) et le Département du développement humain du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), en partenariat avec l'Université Roi Abdullah de Science et de Technologie (KAUST) et l'Université Roi Abdulaziz (KAU), Djeddah, Royaume d'Arabie Saoudite.

Sous le thème : "Lier les diplômés avec les carrières pour l'autonomisation économique des jeunes", le séminaire a eu lieu en parallèle à la 42e réunion annuelle du Groupe de la BID à Djeddah, dans le but de proposer des politiques et des recommandations stratégiques pour créer un lien entre l'éducation et les attentes du marché du travail.

Les conférenciers ont souligné l'importance de réformer les systèmes éducatifs pour encourager l'innovation et l'expérimentation, en particulier dans les pays de la BID où le chômage élevé des jeunes conduit à d'autres maux de société. Ils ont également noté le besoin de solutions locales, plutôt que de tenter de copier des modèles occidentaux et de réformes au lieu de la récréation complète des systèmes en place.

L'expérimentation comme clé de l'innovation

Au cours de la première séance du séminaire, les intervenants ont discuté de la préparation des étudiants au marché du travail et du développement des compétences contemporaines qui favorisent la créativité, l'innovation pour la compétitivité et un engagement social à plus grande échelle.

Dr Michaela Baur, directrice de pays à GIZ pour la Jordanie et le Liban, a proposé des solutions qui incluent des budgets plus élevés pour l'éducation et l'amélioration de la qualité de l'enseignement professionnel.

M. Stephen Wilmarth du Projet international Whitney a déclaré que la réforme des systèmes éducatifs des pays membres de la BID est crucial mais que l'utilisation de l'expérience des pays occidentaux comme modèle pour la réforme serait impraticable compte tenu de la nécessité de tenir compte des différences culturelles. Il a déclaré qu'il serait plus avantageux de se tourner vers les centres d'innovation d'aujourd'hui, citant Jakarta en Indonésie, Kuala Lumpur en Malaisie, Manama au Bahreïn et enfin Singapour.

Mme Manal Bakur Quota du Groupe de la Banque mondiale a également exhorté les gouvernements à envisager de «modifier» les programmes d'éducation afin de favoriser un lien entre l'éducation et l'emploi. Elle a conseillé aux pays membres de la BID de formuler de bons systèmes de suivi de l'éducation, qui donnent aux étudiants des informations sur les opportunités de marché du travail disponibles pour chaque programme académique.

Le Dr Abdullah Turkistani, doyen de l'Institut d'économie islamique de l'université Roi Abdulaziz (KAU), qui a également pris la parole lors de la première session, a demandé une collaboration entre le marché, le gouvernement et les universités afin de promouvoir le développement des compétences par l'éducation.

Présenter ce qui fonctionne

La deuxième session du séminaire s'est focalisée principalement sur les études pratiques réussies de ce qui fonctionne pour l'autonomisation économique des jeunes, ainsi que sur le lien entre l'éducation et le développement des compétences pour la création de start-ups.

Mme Amal Dokhan, responsable du design de programme au centre de l'entrepreneuriat de l'Université Sciences et Technologie Roi Abdulaziz (KAUST) a noté qu'il y a des entraves à la créativité dans certains pays membres de la BID, y compris la préservation du statu quo en décourageant l'expérimentation et l'innovation. Elle a expliqué que ces pays avaient besoin de changer de mentalité pour stimuler l'esprit d'entreprise et assurer un meilleur avenir pour les jeunes générations.

Pour sa part, M. Ozan Sonmez, directeur général de T. Jump, États-Unis, a souligné la nécessité de réfléchir loin devant compte tenu de la rapidité de l'avancement technologique. Il a déclaré que les universités telles qu'elles sont connues aujourd'hui cesseraient d'exister au cours de la prochaine décennie, pour être remplacées par une éducation en ligne. "Les universités ne délivreront plus de diplômes, ils deviendront plutôt des centres de collaboration", a expliqué Sonmez.

M. Jamal Al Akkad, responsable de l'équipe de gestion du changement à la Saudi Aramco Business Intelligence Solutions, a parlé d'une nouvelle ère du système éducatif en Arabie saoudite et a appelé à des efforts concertés pour favoriser la durabilité des réalisations enregistrées. M. Abdullah A. E. Al-Harbi, directeur du marketing d'entreprise à la King Abdullah Economic City, a discuté des fonds éducatifs de KAEC qui visent à créer 500 000 emplois dans le pays.

La deuxième partie de la session II a été consacrée à une présentation du Centre saoudien-espagnol pour l'économie et la financeislamiques (SCIEF) faite par M. Gonzalo Rodriguez. Le centre vise à promouvoir l'esprit d'entreprise en favorisant, entre autres, les start-upsnovatrices.

Deux lauréats de SCIEF du concours "What's Out There?" - Taufik Hidaya d'Indonésie et Lulwa Alsoudairy d'Arabie Saoudite - ont présenté leurs projets entrepreneuriaux et les leçons dérivées de leur expérience. Hidaya a créé une entreprise sociale qui a aidé plus de 300 agriculteurs pauvres et 200 ménages locaux dans un village indonésien à avoir de meilleures options de vente de leurs produits agricoles. Pour sa part, Alsoudairy a fondé Artistia.com, une plate-forme en ligne qui relie les acheteurs et les fournisseurs d'œuvres d'art.

 

 

 

 

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