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Rapport conjoint Groupe de la BID / Banque mondiale sur le rôle de la finance Islamique dans la lutte contre la pauvreté
17/05/2017

Un rapport publié conjointement par le Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID) et le Groupe de la Banque Mondiale a décrit le potentiel de la finance Islamique dans la lutte contre les inégalités de revenus et la fin de la pauvreté dans le monde entier.

Le rapport, intitulé «La finance islamique: un catalyseur pour la prospérité partagée ?», a été dévoilé par le président du groupe de la BID, le Dr Bandar Hajjar, lors d'une conférence de presse en parallèle aux travaux de la 42e réunion annuelle du Groupe de la BID à Djeddah, Royaume d'Arabie Saoudite .

Le rapport détaille les tendances de la finance islamique, identifie les principaux défis qui entravent la croissance de l'industrie et recommande des interventions politiques pour tirer parti de la finance islamique pour favoriser la prospérité partagée et mettre fin à la pauvreté.

Le Pr Mohamed Azmi Omar, Directeur général de l'Institut islamique de recherche et de formation (IIRF) du Groupe de la BID, et le Dr Zamir Iqbal, chef du Centre mondial de développement de la finance islamique de la Banque mondiale à Istanbul, ont présenté les résultats et les recommandations du rapport lors de séances distinctes en parallèle à la réunion annuelle du Groupe de la BID.

Azmi Omar a déclaré : «Le Groupe de la BID et la Banque mondiale ont collaboré pour produire ce rapport détaillé pour servir de guide utile à toutes les parties prenantes dans les efforts visant à tirer parti de la finance islamique pour favoriser la prospérité partagée, promouvoir le développement, réduire les inégalités de revenus et finalement mettre fin à la pauvreté..

Le rapport décrit un cadre théorique pour analyser la finance islamique sur la base de quatre piliers fondamentaux, à savoir le cadre institutionnel et les politiques publiques axées sur les objectifs du développement durable, la gouvernance prudente et le leadership responsable, la promotion de l'économie et de l'esprit d'entreprise basés sur le partage des risques et enfin l'inclusion financière et sociale, la promotion du développement, de la croissance et de la prospérité partagée.

Les principales recommandations du rapport incluent des interventions politiques adéquates et des infrastructures financières,la création d'un environnement favorable aux instruments d'équité islamiqueset la création d'institutions et de systèmes de gouvernance pour le secteur de la finance sociale islamique qui comprend le zakat, les Awqaf et la microfinance islamique.

Le rapport fait remarquer que le secteur bancaire islamique a besoin de produits et services novateurs de partage des risques, de l'amélioration des conditions d'accès à la finance islamique, de la liquidité et de la stabilité et enfin le renforcement du capital humain et les écrits sur la finance islamique.

Le développement des marchés de capitaux avec un accès plus large au public dans un cadre juridique et de gouvernance solide est souhaitable pour le secteur de la finance islamique, d'autant plus que les titres sukuk offrent un grand potentiel pour promouvoir l'inclusion financière et mobiliser des fonds pour le développement, ajoute le rapport.

Il note en outre que les institutions financières non bancaires islamiques devraient fournir des services financiers islamiques dans les pays où l'établissement de banques islamiques n'est pas possible en raison de restrictions légales et réglementaires.

Sur les perspectives de la finance sociale islamique, le rapport estime que pour la plupart des pays d'Asie du Sud, d'Asie du Sud-Est et d'Afrique subsaharienne, les besoins de ressources pour atténuer les privations pourront être satisfaits si le potentiel de la finance sociale islamique est convenablement exploité.

Le rapport donne également un aperçu des récentes initiatives politiques prises par plusieurs pays membres de la BID dans la promulgation et la mise en œuvre de politiques visant à promouvoir la prospérité partagée. Il s'agit notamment d'intégrer le développement du secteur financier islamique dans les plans nationaux de développement, d'améliorer l'alignement de la réglementation bancaire au niveau national avec les principes émis par les institutions internationales d'infrastructure financière islamique, de créer des institutions financières diversifiées et enfin de promouvoir l'inclusion financière par le biais de la finance social islamique.

Rapport conjoint Groupe de la BID / Banque mondiale sur le rôle de la finance Islamique dans la lutte contre la pauvreté